Pourquoi M. Fenech a-t-il fait perdre Luc Thomas aux cantonales de 2008 ?

Suite à l'invalidation de Georges Fenech, Luc THOMAS, élu conseiller général, aurait eu la légitimité UMP nécessaire pour succéder au député rendu inéligible. Ce que redoutait Fenech...

  • Le 29/04/2010
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  Ou comment Fenech a préféré offrir la circonscription à l'UDF - pardon au Nouveau Centre - plutôt que de la garder à l'UMP...

 

 

 

Comment expliquer que deux membres de l'UMP s'affrontent aux premier et deuxième tour d'une élection cantonale sachant qu'ils vont faire élire le candidat socialiste tout heureux de se voir offrir sur un plateau un siège de conseiller général.

Et pourtant il y a une explication. Cette explication est liée au rejet des comptes de campagne de Monsieur Fenech... Le futur ex-député-inéligible-pendant-un-an connaissait la décision du 7 janvier 2008 de la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financement Politiques... 

En effet, Monsieur Fenech a été averti par la CNCCPF dès les lendemains du 7 janvier 2008 du fait de la procèdure en vigueur. Lire le billet "quand-veyrand-sauve-fenech".

 Rappel des résultats de l'élection cantonale de Condrieu

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En tant que magistrat professionnel ayant une carrière, M. Fenech connait les conséquences du rejet de ses comptes : l'invalidation et l'inéligibilité. De fait et par conséquence, il a parfaitement interprété les termes de l'article L. 52-4 du code électoral : « Tout candidat à une élection désigne un mandataire au plus tard à la date à laquelle sa candidature est enregistrée. Ce mandataire peut être une association de financement électoral, ou une personne physique... - Le mandataire... règle les dépenses engagées en vue de l'élection et antérieures à la date du tour de scrutin où elle a été acquise, à l'exception des dépenses prises en charge par un parti ou un groupement politique. Les dépenses antérieures à sa désignation payées directement par le candidat ou à son profit font l'objet d'un remboursement par le mandataire et figurent dans son compte bancaire ou postal... » ; qu'aux termes du premier alinéa de l'article L. 52-15 du code électoral : « La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques approuve et, après procédure contradictoire, rejette ou réforme les comptes de campagne » ; qu'en vertu du second alinéa de l'article L.O. 128 du même code, est inéligible pendant un an celui dont le compte de campagne a été rejeté à bon droit par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques ; qu'il est énoncé à l'article L.O. 136-1 de ce code que la Commission précitée « saisit le Conseil constitutionnel du cas de tout candidat susceptible de se voir opposer les dispositions du deuxième alinéa de l'article L.O. 128. Le Conseil constitutionnel constate, le cas échéant, l'inéligibilité et, s'il s'agit du candidat proclamé élu, il le déclare, par la même décision, démissionnaire d'office » ;

Comment être certain de récupérer le mandat de député qu'il croît - à tort - lui appartenir surtout si Luc Thomas, le candidat légitime et naturel de l'UMP en 2002, est élu conseiller général du canton de Condrieu ? Voilà donc un risque que Monsieur Fenech doit écarter quelqu'en seront les conséquences et considérations politiques pour les territoires et populations concernées...

Il lui faut donc trouver un ou des complices ou, tout du moins, un candidat compréhensif capable de figurer et surtout se maintenir au deuxième tour si Luc Thomas arrive en tête de la Droite. Le maire d'Ampuis, Gérard Banchet, connaissait-il, à l'avance le rôle qu'il devait jouer ? Messieurs Banchet et Fenech, tous deux membres de l'UMP, ne pouvaient ignorer les tenants de la promesse faite en 2002 par l'UMP à Luc Thomas d'être son candidat officiel en 2OO8 pour s'être retiré du premier tour et ainsi avoir évité à l'UMP d'avoir une primaire suicidaire entre Fenech et Thomas lors des législatives de 2002.

 Monsieur Fenech n'a pas voulu honorer la parole donnée à Luc Thomas par Bernard Accoyer, secrétaire national de l'UMP de l'époque, aujourd'hui Président de l'Assemblée Nationale. Résultat : un canton perdu pour l'UMP...

Avant son invalidation, Monsieur Fenech ne voulait pas que Luc Thomas, élu conseiller général, puisse revendiquer et être le possible candidat officiel de l'UMP lors de la partielle de 2008. Résultat : une circonscription perdue pour l'UMP...

Fallait-il refaire une élection au risque de la perdre pour que Monsieur Fenech retrouve un mandat perdu par sa faute ? Fallait-il que la République et ses contribuables dépensent une troisième fois plusieurs centaines de milliers d'euros pour lui permettre de continuer d'encaisser pour son propre compte les loyers de sa permanence ? Lire comment Monsieur Fenech s'enrichit avec ses indemnités parlementaires de fonctionnement, ce que n'ont jamais fait les députés de Droite ou de Gauche qui l'ont précédé ou suivi dans cette circonscription. Ni Hamel, ni Montcharmond, ni Bahu, ni...Durand...   

Date de dernière mise à jour : 13/04/2012

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