Impôts locaux Givors

Rhône. Taxe foncière : toujours plus chère pour les propriétaires ! Sophie Majou Publié le 17/11/2011 à 06:00

Le Progrès.fr

Fiscalité. L’impôt sur les propriétés bâties a augmenté plus vite que l’inflation dans le Rhône mais moins que la moyenne nationale. Des communes ont choisi de ne pas augmenter les taux. Explications.

en matière de taxe foncière, les taux ne font pas tout ! Car il faut savoir sur quelle base ils s’appliquent. Un taux réduit sur un bien immobilier de grande valeur se traduira chaque année par une taxe foncière élevée. A l’inverse, un fort taux sur un bâtiment à la faible valeur cadastrale (lire repères) ne devrait pas trop gréver le budget du propriétaire concerné. C’est la première leçon qu’il faut tirer du tableau que nous publions aujourd’hui sur l’évolution de la taxe foncière sur les propriétés bâties dans le Rhône entre 2005 et 2010.

Ainsi, la ville de Givors présente des taux ébouriffants de l’ordre de 32 % depuis plusieurs années (optique 29 % pour 2014), mais ils sont appliqués sur une base foncière plus faible qu’à Caluire-et-Cuire ou même à Oullins. Deuxième constat : toutes les communes qui présentent un taux de 9,22 % au titre de l’évolution entre 2005 et 2010 (2 e colonne), n’ont pas augmenté leurs impôts pendant les cinq années de référence : le chiffre de 9,22 % correspond en effet à l’augmentation votée sur cinq ans par le Parlement, indexée sur l’inflation.

Une ville qui promet de ne pas augmenter la taxe foncière doit en réalité baisser ses propres taux si elle souhaite compenser l’augmentation « naturelle » décidée à Paris. 

C’est d’ailleurs le cas de Givors, Vénissieux ou Belleville-sur-Saône, avec un taux inférieur à 9,22 %. Autre élément important, le nombre de contributeurs joue sur les taux que les communes choisissent d’appliquer. Plus les nouveaux arrivants sont nombreux, plus les recettes communales augmenteront. D’autant que les constructions neuves sont plus valorisées fiscalement que les anciennes à la valeur locative moindre. De quoi énerver Jean Micard, le maire de Saint-Romain-en-Gier : il a augmenté ses impôts de 116,47 % entre 2005 et 2010 (lire ci-dessous) mais aurait préféré accorder des permis de construire, ce que le plan local d’urbanisme lui interdit quasiment… Autre nuance à apporter : la période de référence (2005/2010), à cheval entre deux mandats municipaux : les choix d’un précédent édile peuvent peser sur la fiscalité du suivant. C’est le cas à Montagny où le maire actuel déplore d’avoir dû « augmenter les impôts de 112 % pour absorber un emprunt ancien ».

Dans notre tableau, la colonne de droite qui collationne l’évolution, toutes collectivités comprises, permet d’apprécier si les hausses cumulées du département et de la région (19 % en cinq ans) sont supérieures ou inférieures à la colonne du milieu qui regroupe communes et intercommunalité

Sophie Majou Publié le 17/11/2011 à 06:00

Date de dernière mise à jour : 25/11/2011

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