11e circonscription Rhône GIVORS Amendement Fenech : La bonne foi tu croiras !

Georges Fenech : Rappel de l'itinéraire d'un drôle de paroissien !

Georges Fenech a été reconduit comme Président de la Miviludes par décret de Nicolas Sarkozy pris le 13 septembre 2011, dix ans mois pour mois après avoir débarqué le 06 septembre 2001 à Givors "dans l'urgence" pour y revendiquer la 11ème circonscription du Rhône. Moins d'un an après le 10 novembre 2000 et seulement deux mois après le 10 juillet 2001. 

Le 10 novembre 2000, suite à la publication en 1998 dans la revue de l’Association professionnelle des magistrats d’un article de Alain Terrail, celui-ci, ainsi que Georges Fenech en tant que directeur de la revue, furent reconnus coupables d’injures publiques raciales. Terrail avait écrit dans le magazine du syndicat : « Tant va Lévy au four qu’à la fin il se brûle. », une attaque contre le magistrat Albert Levy.

Le 10 juillet 2001, Georges Fenech est mis en examen pour recel d’abus de biens sociaux, suite au versement à l’Association professionnelle des magistrats de 100 000 francs (15 245 €) en 1997 par la société Brenco, impliquée dans une vente illicite d’armes de pays de l’Est vers l’Angola. Georges Fenech affirme que ce versement correspond à 25 abonnements de soutien pour deux ans à son association. Il dit également avoir ignoré que la société Brenco vendait des armes. Le parquet a réclamé 6 mois de prison avec sursis à son encontre, estimant qu’il ne pouvait pas ne pas être au courant de la source de l’argent.

Le verdict a été rendu le 27 octobre 2009. Le tribunal correctionnel de Paris a ainsi relaxé l’ancien député 

UMP et ancien magistrat Georges Fenech des poursuites pour « recel d’abus de biens sociaux » dans l’affaire dite de l’Angolagate.

L’Association professionnelle des magistrats (APM), ancrée à droite, dont il a été président, a perçu 100.000FF en octobre 1997 d’une société de Pierre-Joseph Falcone.

La justice n’a jamais pu démontrer le lien entre le classement sans suite des signalements Tracfin concernant Arcadi Gaydamak, autre protagoniste de l’affaire et le versement de 100.000FF à l’APM. Sous sa présidence, l’APM a également bénéficié des largesses de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM), à hauteur de 50.000FF par an.

Les trois versions différentes de la bonne foi de Georges Fenech

Arrivé Givors dans l'urgence à la suite de ces événements et avant que les "affaires" ne s'ébruitent, il obtient contre toute attente l'investiture de l'UMP récemment créée. Georges Fenech sera élu en juin 2002 et réélu confortablement en juin 2007 grâce à un accord avec le maire communiste de Givors alors empétré dans une affaire judiciaire qui sera classée classée sans suite malgré les conclusions de l'enquête.

Démissionné en mars 2008 de son mandat de député par le Conseil Constitutionnel et rendu inéligible pour des infractions au code électoral, Georges Fenech plaidera sa bonne foi avec... trois versions différentes : 1) 400 euros et le décès de son mandataire financier 2) 3 000 euros et des certificats médicaux de son mandataire "ressucité" 3) 6 261 euros remboursés au centime d'euro près.

Et malgré ses multiples “erreurs”, mises en accusation et autres condamnations ce magistrat est non seulement réintégré le 28 aout 2008 dans la magistrature, mais nommé premier substitut auprès de l’administration centrale du ministère de la justice. et mis à disposition des services du premier ministre ! Réinvesti pour les élections législatives 2012, G. Fenech aura berné tous ses amis et l'UMP.

Invalidation : Des retraits anormaux d'espèces du compte de campagne

 

La richissime militante bienfaitrice qui payait "les victuailles" avec sa carte bleue a-t-elle été remboursée "au centime d'euro près" ?

Un amendement CNCCFP : décision du 07 janvier 2008

Comptes de campagne refusés du 10 août 2007

Comptes de campagne refusés du 29 octobre 2007

 

Conseil Constitutionnel : décision du 27 mars 2008

Rappel des faits :

Le 27 mars 2008, le Conseil Constitutionnel, juge de l'élection pour les députés et sénateurs, prononce l'inéligibilité de Georges Fenech et l'invalidation son élection de député UMP de la 11ème circonscription du Rhône, plus connue sous le nom de circonscription de Givors. Ces sanctions font suite au rejet, le 07 janvier 2008, du compte de campagne de G. Fenech déposé auprès de la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques (CNCCFP).

Georges Fenech, après avoir rendu une richissime militante responsable du rejet de ses comptes, a accusé des forces obscures de l'avoir éliminé aux motifs qu'il serait une gène ou pour les sectes, ou parce qu'il lutterait contre les injustices ou bien voudrait mettre en place des réformes nécessaires (sic).

Version FenechCette technique de la victimisation a été mise en place par la distribution massive d'un tract lors des élections partielles de 2008 destinées à remplacer ledit Fenech. Ainsi, selon G. Fenech, le Conseil Constitutionnel (dont neufs membres sont nommés par le Président de la République, par le Président du Sénat et par le Président de l'Assemblée Nationale) et la CNCCFP (chargé de vérifier le remboursement des frais de campagne électorale et dont les neufs membres sont issus du Conseil d'Etat, de la Cour de Cassation et de la Cour des Comptes) seraient infestés par des forces suffisamment obscures qui se seraient concertées pour éliminer son inestimable personne ! 

Ce tract se concluait : "Georges Fenech était-il génant ? Pour qui ? Pourquoi ? La Vérité éclatera un jour". Ce jour serait-il arrivé ?

Le jour de Vérité

Il est d'abord nécessaire de rendre hommage à la fameuse militante bien connue, rendue à tort entièrement et publiquement responsable de l'annulation de l'élection législative de 2007 ayant eu lieu dans le 11ème circonscription de Givors (Rhône). Disparue récemment, cette richissime bienfaitrice dans de nombreux domaines a droit, pour le devoir de mémoire de son action militante, au juste rétablissement des faits.

Que dit l'auteur du tract : 

explication-fenech-1.jpg"Rappel des faits : Le 27 mars dernier, le Conseil Constitutionnel a annulé l'élection de Georges Fenech pour de prétendues irrégularités purement formelles. Une militante, chargée de l'organisation des buffets clôturant chacune des réunions électorales a payé les courses de denrées alimentaires (quiches, charcuterie, biscuit...) et a été remboursée, au centime d'euro près, par le mandataire financier..."

Ainsi, toujours selon l'auteur, il s'agirait d'une irrégularité de pure forme. "Il n'y a aucun dépassement de plafond de dépense, aucune autre irrégularité". Il aurait fallu que le mandataire financier pousse le caddie et paie lui-même directement ces achats au supermarché..."


Que dit la Commission Nationale des comptes de Campagne :

cnccfp04.jpg

"Considérant qu'au delà des paiements en espèces effectués par le mandataire lui-même, le candidat et des tiers agissant pour son compte ont, après désignation du mandataire, payé directement et le plus souvent en espèces 6261 euros de dépenses, soit 10,46% du montant total des dépenses engagées et 9,74% du plafond des dépenses autorisées (...)"

"(...) considérant au surplus que l'inadéquation entre le montant des retraits d'espèces effectué sur le compte du mandataire et celui des dépenses présentées comme payées en espèces, exclut toute certitude sur le paiement effectif desdites dépenses; (...)"

 

Que dit le Conseil Constitutionnel :

dons-concours-en-nature-1.jpg"4. Considérant que Monsieur Fenech et plusieurs personnes participant à sa campagne électorale ont réglé directement et postérieurement à la désignation du mandataire financier et sans l'intervention de celui-ci, des sommes d'un montant total de 6261 €, exposées pour les besoins de cette campagne;"

"qu'à supposer même que la part de ces dépenses réglées par M. Fenech lui-même (Note de GIVORS Info : 1 373 €) corresponde, ainsi qu'il le soutient, à des concours en nature du candidat, les autres dépenses réglées sans l'intervention du mandataire financier représentent 8,17% du total des dépenses du compte de campagne et7,6% (Note de GIVORS Info : 4 887,79 € ) du plafond, fixé à 64 313 € pour cette élection ;"

"5. Considérant que, contrairement à ce que soutient M. Fenechle règlement par une militante, en lieu et place du mandataire financier, des factures d'achat de denrées alimentaires nécessaires à la préparation de buffets dans le cadre de l'organisation de réunions électorales ne saurait constituer un don en nature de la part de cette personne ;"

 

Quand les chiffres parlent

D'une part, Monsieur Fenech est impliqué dans les irrégularités constatées par le juge de l'élection, en effet :

→Quelles sont les sommes imputées à Monsieur Fenech ?

Ainsi Monsieur Fenech aurait réglé lui-même "1 373 € sur les 6 261 € des dépenses réglées sans l'intervention du mandataire"

→Quelles sont les sommes imputées comme réglées par des militants sans l'intervention du mandataire financier ?

Le Conseil Constitutionnel constate qu'une somme de 4 887,79 € (7,6% du plafond, fixé à 64 313 € pour cette élection) a été réglée sans l'intervention du mandataire financier par plusieurs personnes participant à la campagne électorale (de Georges Fenech)

D'autre part, la fameuse et richissime bienfaitrice n'a pas pu être remboursée de la partie des 4 887,79 € de dépenses qui lui est imputée si l'explication de dons en nature contenue dans le mémoire en défense remis au Conseil Constitutionnel est vraie. Un don en nature est une recette - et non pas une dépense remboursable - à inscrire dans le compte de campagne, ce qui rend l'affirmation de remboursement totalement incertaine voire inexacte.

Cette affirmation de Georges Fenech renforce le doute émis par la Commission Nationale de Comptes de Campagne et des Financements Politiques lorsque cette même commission écrit dans les considérations qui ont motivé sa décision de rejet : "considérant au surplus que l'inadéquation entre le montant des retraits d'espèces effectué sur le compte du mandataire et celui des dépenses présentées comme payées en espèces, exclut toute certitude sur le paiement effectif desdites dépenses"

Pourquoi des retraits d'espèces du compte bancaire du mandataire financier ?

Rien, à priori, ne peut justifier des retraits d'espèces du compte d'un candidat à des élections. Cela est d'autant plus vrai que les candidats dépassant le score de 5% bénéficient du remboursement publique des sommes engagées et issues de leurs deniers personnels que se soit sous forme d'emprunt ou sous forme de cash dont l'origine est indiscutable (compte d'épargne, compte titre, etc.) et dont la traçabilité est vérifiée par tous moyens légaux en usage (exemple d'un virement de compte personnel sur le compte du mandataire financier). Ce remboursement est limité à 50% du plafond du montant des dépenses autorisées.

Retirer en espèces du compte de campagne son propre argent en se mettant dans l'illégalité serait d'une stupidité des plus extraordinaire !

Alors ?

Tout candidat ou toute liste de candidats à une élection dans une circonscription où le montant des dépenses électorales est plafonné doit recueillir les fonds destinés au financement de sa campagne et régler ses dépenses par l’intermédiaire d’un mandataire. 

Pour ce faire, ce mandataire est tenu d’ouvrir un compte bancaire unique retraçant la totalité de ses opérations financières.
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Ainsi le compte bancaire de campagne 2007 de Monsieur Fenech fait apparaître en recettes :
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Compte déposé le 10 août 2007-27 650 € de dons de personnes physiques
- 8 000 € de versements définitifs de partis politiques
- 5 946 € de versement personnel du candidat (10 août 2007) ramené le 29 octobre 2007 à 4 548 €
-10 000 € d'emprunt bancaire
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Ce qui représente une somme de 51 596 € déclarée le 10 août 2007 comme ayant été déposée sur le compte bancaire géré par le mandataire financier. Cette somme de 51 596 € sera ramenée à 50 198 € dans les nouveaux comptes de campagnes certifiés le 29 octobre 2007. Ainsi un mêmecompte bancaire de campagne arrêté le même jour a été - par deux fois - certifié exact par Monsieur Fenech avec un total de sommes encaissées différents. La responsabilité de la différence constatée est imputable au versement du candidat.
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Quand aux dépenses déclarées, il suffit de lire le report en déséquilibre du 29 octobre 2007 effectué dans la colonne récapitulative de droite pour constater des différences inexplicables pour des comptes vérifiés par deux fois par un expert-comptable, commissaire aux comptes inscrit auprès de la cour d'Appel de Lyon. Le coût de cette vérification figure en dépense au compte 6229 (honoraires d'expert-comptable) pour une somme de 957 €.
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compte-2.jpg- 2 049 € de frais de transports et déplacements (compte 6240) reportés à la somme de... 2 366 €.
-10 737 € de frais de réception (compte 6257) reportés à la somme de... 11 749 €
- 2 728 €  de frais postaux et de distribution (compte 6260) reportés à la somme de... 2 765 €

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Le total des écarts des trois reports irréguliers ci-avant est égal à la somme de... 1 366 €. 

Or, une somme strictement identique de 1 366 € figure quelques lignes en dessous à la rubrique : menues dépenses payées directement par le candidat (compte 6789).

Déclaration Fenech 3 février 2008Il suffit de relire ce que dit la Commission Nationale des Comptes de Campagne et de comparer avec la déclaration faite à la presse : "Considérant qu'au delà des paiements en espèces effectués par le mandataire lui-même, le candidat et des tiers agissant pour son compte ont, après désignation du mandataire, payé directement et le plus souvent en espèces 6261 euros de dépenses, soit 10,46% du montant total des dépenses engagées et 9,74% du plafond des dépenses autorisées (...)"

"(...) considérant au surplus que l'inadéquation entre le montant des retraits d'espèces effectué sur le compte du mandataire et celui des dépenses présentées comme payées en espèces, exclut toute certitude sur le paiement effectif desdites dépenses; (...)" 

Une vérité bien loin de celle de Monsieur Fenech

Chacun tirera les conclusions qu'il veut mais il est certain que l'élection de Monsieur Fenech n'aurait probablement pas été invalidée si - et seulement si - la richissime bienfaitrice avait été remboursée par chèque à chaque dépense qu'elle effectuait... par carte bleue.

Il est à souligner que Georges Fenech a beaucoup varié dans ses déclarations ! Même lorsqu'il met en avant le prétendu décès de son... mandataire financier alors qu'il le déclarera au Conseil Constitutionnel bien vivant mais avec des ennuis de santé.

Monsieur Fenech doit savoir que le langage des chiffres est beaucoup plus crédible que ses propres déclarations.

Repose en paix Dany

Commentaires et déclarations

RTL

 

 

 

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Le Figaro

Le député UMP Fenech invalidé

Mis à jour  | publié 

Le député UMP du Rhône Georges Fenech a annoncé l'invalidation de son élection par le Conseil constitutionnel et a appelé le président Nicolas Sarkozy à se saisir d'une "intolérable atteinte au suffrage universel". Dans un communiqué, Fenech "s'élève contre son invalidation par le Conseil constitutionnel pour des motifs de pure forme". La décision lui a été notifiée aujourd'hui par la haute juridiction.
S'estimant "victime d'une procédure discriminante et sans appel", il "en appelle" au président Nicolas Sarkozy et au président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer à propos de "cette intolérable atteinte au suffrage universel".


Le Nouvel Observateur

L'élection de l'UMP Georges Fenech invalidée

Créé le 28-03-2008 à 10h16 - Mis à jour le 22-06-2008

Le Conseil constitutionnel a annoncé, jeudi 27 mars, l'annulation de l'élection du député UMP du Rhône Georges Fenech, son compte de campagne ayant été rejeté par les Sages. Georges Fenech fait de plus l'objet d'une inéligibilité d'un an, indique un communiqué publié à l'issue d'une séance plénière de la haute juridiction. Le député "a exposé des dépenses directes et non par l'intermédiaire de son mandataire financier", expliquent les Sages. "Il ne s'agit pas de comptes non sincères" mais d'une "infraction" aux "articles 52-8 et LO136-1 du code électoral", a-t-on précisé. Dans un communiqué, Georges Fenech "s'élève contre son invalidation par le Conseil constitutionnel pour des motifs de pure forme ayant trait à des achats de nourriture en grande surface par un bénévole et entièrement remboursés par le mandataire financier sur le compte de campagne".

"Procédure discriminante"

S'estimant "victime d'une procédure discriminante et sans appel", il "en appelle" au président Nicolas Sarkozy et au président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer à propos d'une "intolérable atteinte au suffrage universel". A la suite du scrutin de juin 2007, le Conseil constitutionnel a annulé les élections à l'Assemblée nationale de Jean-Pierre Gorges (UMP, Eure-et-Loir), Philippe Pemezec (UMP, Hauts-de-Seine) et Joël Sarlot (app. UMP, Vendée). Les Sages ont examiné "129 dossiers concernant les comptes de campagne des candidats des élections législatives", parmi lesquels ils ont prononcé "128 inéligibilités", a-t-on rappelé.


 

Le Progrès.fr

Le député Georges Fenech invalidé

28.03.2008

 Il ne reste plus qu'un mandat de conseiller municipal à Georges Fenech, après l'annulation de son élection aux législatives de 2007 par le Conseil constitutionnel, et un an d'inéligibilité. Mais le député UMP ne souhaite pas raccrocher pour autant.

Georges Fenech n'est plus député d'une XIe circonscription du Rhône qui devrait connaître, d'ici le 28 juin, le nom de son successeur. Il est par ailleurs frappé d'une inéligibilité d'un an. 

Le parlementaire, qui se trouvait à Paris en session parlementaire a appris, hier en début de soirée, la décision du Conseil constitutionnel. Lequel l'avait interrogé, le 7 février, à la demande de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. 

Ce jour-là, Fenech n'avait pas trouvé l'ambiance particulièrement chaleureuse alors que les Sages siégeaient au grand complet, Chirac en tête. 
Le député explique son invalidation par «des motifs de pure forme ayant trait à des achats de nourriture en grande surface par un bénévole et entièrement remboursés par le mandataire financier sur le compte de campagne»...

Il semblerait que le montant de ces achats s'élève à environ 3 000 euros. Georges Fenech s'estime «victime d'une procédure discriminante et sans appel alors qu'un cas similaire a fait l'objet d'une validation par la Commission des comptes de campagne». Sans vouloir véritablement parler de règlement de compte, il avouait, hier soir, être «obligé de me poser des questions». 

Pas sûr qu'il trouve rapidement les réponses. Par contre, il annonce d'ores et déjà qu'il restera «conseiller municipal à Givors», un siège qu'il occupe depuis le 16 mars. Et qu'il tiendra un rôle «de soutien» dans la prochaine campagne des législatives, la date devant être fixée très rapidement par François Fillon, le Premier ministre.

«C'est un coup dur pour ma circonscription, pour les gens qui m'ont élu. Je n'envisage pas d'abandonner. Ma motivation est décuplée en raison de cette formidable injustice». La décision étant sans recours, il en «appelle au président de la République et au président de l'Assemblée Nationale pour se saisir de cette intolérable atteinte au suffrage universel». 

Quelques heures après l'annonce de cette invalidation, Georges Fenech envisageait «un break d'un an, mais pas plus. Je participerai à une élection intermédiaire. Pour l'instant, je dois réfléchir et mener un combat sous une autre forme». Il ne semblait toutefois pas envisager un retour à la magistrature. 

N'hésitant pas à faire connaître ses positions, travaillant sur quelques sujets sensibles, appréciant les plateaux télé, il n'a pas que des amis dans le milieu politique. A l'UMP non plus. Mais le magistrat reconnaît avoir «déjà connu des coups durs. Il faut accepter, repartir de l'avant quand on a une conviction». 

C'est toutefois un sacré coup de frein dans la carrière politique de ce parlementaire, élu sur la circonscription depuis le 16 juin 2002. Et un nouvel espoir pour ses adversaires battus le 17 juin 2007, voire pour d'autres candidats. Dès l'annonce de son invalidation, la section givordine du PCF faisait savoir qu'elle présenterait un candidat. 

Martial Passi, le maire de Givors, tentera-t-il l'aventure ? 


 

TF1Georges Fenech n'est plus député du Rhône

le 28 mars 2008 à 09h06 , mis à jour le 28 mars 2008 à 09h11

Le Conseil constitutionnel a annoncé jeudi soir l'annulation de l'élection du député UMP du Rhône Georges Fenech, son compte de  campagne ayant été rejeté par les Sages. Georges Fenech fait de plus l'objet d'une inéligibilité d'un an, a indiqué la haute juridiction à l'issue d'une séance plénière. Le député "a exposé des dépenses directes et non par l'intermédiaire de son mandataire financier", expliquent les Sages. "Il ne s'agit pas de comptes non sincères" mais d'une "infraction" aux "articles 52-8 et LO136-1 du code  électoral", a-t-on précisé.

Georges Fenech "s'élève contre son invalidation par le Conseil constitutionnel pour des motifs de pure forme ayant trait à des achats  de nourriture en grande surface par un bénévole et entièrement remboursés par le mandataire financier sur le compte de campagne".  S'estimant "victime d'une procédure discriminante et sans appel", il "en appelle" au président Nicolas Sarkozy et au président de l'Assemblée nationale  Bernard Accoyer à propos d'une "intolérable atteinte au suffrage universel".

A la suite du scrutin de juin 2007, le Conseil constitutionnel a annulé les  élections à l'Assemblée nationale de Jean-Pierre Gorges (UMP, Eure-et-Loir),  Philippe Pemezec (UMP, Hauts-de-Seine) et Joël Sarlot (app. UMP, Vendée). Les Sages ont examiné "129 dossiers concernant les comptes de campagne des candidats des élections législatives", parmi lesquels ils ont prononcé "128 inéligibilités", a-t-on rappelé.

Elections

Pieds Nickelés

Legislatives 2012

Cantonales 2011

Municipales 2008

 

FENECH "Messie"

Déclaration du messie de Givors

MIVILUDES 

(Extrait du Rapport au Premier ministre 2010)

   ▼Dossier - La résurgence de discours apocalyptiques

● Le messianisme

Le messianisme peut être défini comme la croyance religieuse en la venue d’un rédempteur qui mettra fin à l’ordre actuel des choses, soit de manière universelle, soit pour un groupe isolé. Il y aura donc alors instauration d’un ordre nouveau fait de justice et de bonheur.

De manière classique, le messianisme recouvre en partie le millénarisme. Les trois religions monothéistes (christianisme, judaïsme, islam) partagent l’idée qu’une figure messianique va apparaître à la fin des temps pour débarrasser le monde de la confusion, de la violence et de l’injustice. 

«Dans les faits, les deux termes de “messianisme” et de “millénarisme” sont souvent utilisés l’un pour l’autre 37. » Cependant, cette doctrine est plus étroite que celle du millénarisme, car elle est centrée sur la venue d’un messie et non sur des attentes plus globales de salut collectif. En outre, le messianisme ne se réfère pas à la période de mille ans. Il peut également concerner des mouvements autoproclamés, et pas seulement liés aux doctrines millénaristes provenant des religions monothéistes. Ces messianismes « traditionnels » liés aux grandes religions vont connaître à leur tour des formes messianiques contemporaines, à travers par exemple les doctrines du New Age (avec le retour de «maîtres ascensionnés ») et les tenants de thèses plus ufologiques (avec la venue d’« êtres de lumière ») dont certains humains pourraient être les représentants sur Terre. 

Très souvent, la revendication du statut de «messie » s’accompagnera:

– d’une autodéification de l’individu leader ;

– d’un véritable culte de la personnalité pour celui ou celle qui prendra corps dans le messie annoncé 3

Le « prétendant messianique » passera alors, sous le regard de ses disciples, du statut d’humain à celui de divinité, ce qui, dans des cas extrêmes, peut aboutir à des dérives dangereuses du fait de la soumission à un « guide spirituel ».

L’histoire sectaire récente est riche en nouveaux messies 39 : depuis le messie cosmo planétaire du Mandarom et ses chevaliers du Lotus d’or, Arnaud Mussy et Néo-Phare en passant par David Koresh (groupe sectaire de Waco), les messies d’aujourd’hui revêtent les aspects d’un messianisme plus inspiré par la paranoïa, la schizophrénie et parfois le sens aiguisé des affaires que par la voix de prophètes…

 

37 - Jacky Cordonnier, Millénarisme et Apocalypse. Jacky Cordonnier est historien des religions et universitaire.

38 - Par exemple, le «messie cosmo planétaire » du Mandarom a revendiqué son statut de «messie » après avoir été progressivement installé dans son rôle par les adeptes. Les spécialistes pensent que, outre le charisme et le caractère manipulateur d’un individu, ce serait également parfois le regard compatissant des autres membres du groupe qui permettrait à un tel individu d’être reconnu comme «messie ». Sans cette adhésion, la « transfiguration divine » ne pourrait se faire.

39 - Christophe Bourseiller, Les faux Messies. Histoire d’une attente, Paris, Fayard, 1993

Date de dernière mise à jour : 18/01/2012

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