GIVORS : 11ème circonscription du Rhône

La 11ème circonsription est-elle favorable à la Gauche ?

fenechanim1.gifC'est en tout cas l'analyse que fait le journal "LEMONDE.FR" dans son édition du 20/10/2011 avec le commentaire suivant : "celles [Note de GIVORS Info : comprenant la circonscription de Givors] dont le résultat dépendra plus fortement de facteurs propres au scrutin législatif (personnalité des candidats, effet d'entraînement de l'élection présidentielle…)."

Ainsi, LeMonde.fr annonce la défaite probable de la Droite sans connaître l'historique particulier de la 11ème circonscription du Rhône...sauf en cas d'influence de facteurs propres au scrutin législatif (personnalité des candidats, effet d'entrainement de l'élection présidentielle). Facteurs qui sous entendent l'absence de division au premier tour et la réélection de Nicolas Sarkozy.

Or, Georges Fenech - l'ex-député invalidé qui avait bénéficié avec bonheur de la trahison du maire communiste de Givors Martial Passi pour se faire réélir en 2007 - clame haut et fort qu'il veut reprendre au député actuel de Droite, Raymond Durand, ce qu'il considère à tort comme son bien.

Résultat garanti en cas d'affrontement suicidaire à Droite : Un deuxième tour Parti Socialiste (où Europe Ecologie-Les Verts) contre Front National même si Nicolas Sarkozy est réélu.

Une nouvelle cohabitation (Président de la République de Droite / Gouvernement de Gauche) sera-t-elle possible grâce au comportement du messie givordin ??

lire les articles LeMonde.fr ci-après 

Législatives 2012 : la méthodologie de notre carte de projection

 

LEMONDE.FR | 20.10.11 | 18h23 http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/20/legislatives-2012-la-methodologie

L'étude inédite sur les élections législatives de 2012 que nous publions, en collaboration avec l'Observatoire de la vie politique et parlementaire, est la première réalisée sur les circonscriptions délimitées par la loi du 23 février 2010. Elle établit une sociologie électorale des cantons formant ces circonscriptions, en prenant en compte les résultats des élections cantonales de 2008 et 2011, des élections régionales de 2010 (mesurés au niveau cantonal) et des élections municipales de 2008 dans les villes de plus de 3500 habitants.

Cette méthodologie permet d'observer les comportements électoraux sur la durée. A partir de l'ensemble des scrutins intermédiaires intervenus depuis 2007 (hors élections européennes, qui présentent des caractéristiques propres), par agrégation des scores obtenus au niveau des cantons, nous avons distingué les circonscriptions "durablement" acquises à un camp, celles qui sont "gagnables"par un camp ou l'autre et celles [Note de GIVORS Info : dont circonscription de Givors] dont le résultat dépendra plus fortement de facteurs propres au scrutin législatif (personnalité des candidats, effet d'entraînement de l'élection présidentielle…).

Législatives 2012 : toutes les circonscriptions qui pourraient basculer

 

LEMONDE.FR | 20.10.11 | 18h35  •  Mis à jour le 20.10.11 | 18h45 http://www.lemonde.fr/politique/infographie/2011/10/20/legislatives-2012

Carte de droite : département du Rhône et 11ème circonscription de Givors

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Législatives 2012 : fièvre rose en vue... et possible cohabitation

 

LEMONDE | 18.10.11 | 14h16   •  Mis à jour le 20.10.11 | 18h09 http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/18/legislatives-2012

Après s'être emparée du Sénat à l'automne 2011, la gauche pourrait être en mesure de l'emporter, en juin 2012, à l'Assemblée nationale. Une défaite de son candidat à l'élection présidentielle, en mai, ne signifierait pas qu'elle serait automatiquement condamnée à rester minoritaire au Palais-Bourbon. Ce serait là un renversement inédit du postulat théorisé par Lionel Jospin, en son temps, puis par Jean-Pierre Raffarin, selon lequel, grâce à l'agencement du calendrier, la majorité législative découle du résultat de l'élection présidentielle.

Selon l'étude réalisée par l'Observatoire de la vie politique et parlementaire en collaboration avec Le Monde, sur les 566 circonscriptions législatives (hors les 11 nouvelles circonscriptions des Français de l'étranger), la gauche a une réserve de 190 sièges "sûrs" contre 230 à la droite et au centre. Elle semble largement en mesure d'en gagner 65 autres et en situation favorable dans un nombre à peu près équivalent (63). En revanche, la situation apparaît plus délicate pour elle dans 18 circonscriptions. Dans les 11 circonscriptions nouvellement attribuées pour les députés représentant les Français de l'étranger, sept semblent promises à la droite, deux à la gauche qui peut également espérer en conquérir deux autres.

Au total, donc, les mouvements électoraux enregistrés dans les scrutins intermédiaires depuis 2007 ouvrent à la gauche la perspective de conquérir, virtuellement, autour de 300 sièges quand la majorité absolue est à 289.

Une victoire du candidat de gauche à l'élection présidentielle, après trois défaites successives, aurait assurément un effet d'entraînement. En revanche, si le présidant sortant était réélu - à plus forte raison s'il ne creuse pas un écart significatif -, ce succès ne garantirait pas à la droite et au centre de transformer l'essai aux législatives.

Plusieurs raisons concourent à ce pronostic. Tout d'abord, la présidentielle de 2002, caractérisée par l'élimination du candidat socialiste dès le premier tour, l'élection de Jacques Chirac au second tour face à Jean-Marie Le Pen et la création de l'UMP, a marqué l'ouverture d'un cycle. La droite et le centre droit se sont dotés d'une formation commune qui, non seulement, a fait élire Nicolas Sarkozy à la présidence en 2007 mais aussi, pour la première fois depuis 1978, a permis à la majorité présidentielle sortante de le rester à l'Assemblée nationale.

L'année 2007 a donc vu l'UMP remporter la mise à l'élection présidentielle puis, dans la foulée, aux élections législatives face à une gauche gouvernementale accablée par son troisième échec successif au scrutin présidentiel. Bien qu'elle conservât la majorité absolue au Palais-Bourbon, l'UMP devait malgré tout enregistrer un reflux entre les deux tours des élections législatives et voir plusieurs dizaines de sièges qu'elle pensait conserver tomber dans l'escarcelle de l'opposition.

Un peu trop complaisamment, certains mirent ces pertes sur le dos de Jean-Louis Borloo et de sa "TVA sociale". Il n'était pourtant pas difficile de constater que la plupart de ces circonscriptions perdues par la droite avaient déjà enregistré en 2004, lors des élections cantonales et régionales couplées, des résultats favorables à la gauche. L'effet d'entraînement attendu d'une victoire de Nicolas Sarkozy n'a pas suffi à les ramener dans le giron de la majorité présidentielle.

Le quinquennat ouvert en 2007 se caractérise en conséquence à la fois par la reconduction de la majorité sortante mais aussi par un cycle complet d'élections locales intermédiaires : municipales, régionales, cantonales. Celles-ci ont toutes confirmé, voire affermi, l'ancrage électoral de la gauche et mis en lumière l'érosion de la majorité présidentielle, qui peine de plus en plus à capter au second tour les suffrages d'un électorat de droite modérée. On ne peut plus, à ce titre, parler de simples élections de "correction" - les électeurs profitant des élections intermédiaires pour procéder à un rééquilibrage des pouvoirs au niveau local. Elles donnent une image assez fidèle de la sociologie électorale du pays. Et de son état d'esprit.

En 2012, les élections législatives vont présenter, en outre, la particularité de sedérouler dans le cadre des circonscriptions fraîchement redécoupées. L'étude à laquelle nous avons procédé prend en compte l'ensemble des modifications intervenues à l'occasion du nouveau redécoupage, concernant pas moins de 285 circonscriptions. Lors des débats législatifs sur la répartition des sièges proposée par l'ordonnance de répartition des sièges, la gauche avait dénoncé un découpage partisan, qui la pénalisait mécaniquement. Elle pointait notamment que les deux tiers des circonscriptions supprimées étaient des circonscriptions qu'elle détient.

En réalité, la nouvelle carte électorale pourrait ne pas s'avérer si défavorable à la gauche qu'elle ne l'a clamé. Le Conseil constitutionnel a demandé, et obtenu, que les anomalies les plus flagrantes soient corrigées. Hormis quelques découpages un peu acrobatiques, la plupart obéissent prioritairement à des impératifs de rééquilibrage sociologique et, de fait, permettent d'approcher plus fidèlement la réalité politique du pays.

Le remodelage auquel il a été procédé en 2009 est le plus important qui soit intervenu depuis le découpage Pasqua de 1986. La nouvelle carte ainsi dessinée a enregistré au cours des dernières années des évolutions politiques en profondeur. Cependant, comme l'ont montré les dernières élections cantonales, où il n'y a pas eu de gains massifs pour la gauche, la cartographie politique du pays est relativement équilibrée. Si le candidat de gauche - désormais désigné - l'emporte en 2012 à l'élection présidentielle, sa victoire ne sera pas forcément suivie d'un brutal coup de balancier qui accorderait la majorité absolue à son seul parti, comme cela fut le cas en 2002 et en 2007 pour l'UMP.

L'hypothèse la plus probable est que le vainqueur de l'élection présidentielle, quel qu'il soit, surtout s'il ne l'emporte qu'avec une faible marge, devra compter avec une majorité composite. Ce scénario, pour être invalidé, suppose à la fois que le candidat de la gauche remporte une large victoire qui accélérerait le processus d'implosion de l'UMP et que la droite gouvernementale soit, en outre, fortement concurrencée par une extrême droite en mesure de provoquer de nombreuses triangulaires. Dans tous les cas, les députés de la majorité sortante ont du souci à se faire.

Patrick Roger

2012 Elections législatives Rhône circonscription 11 UMP Georges Fenech Raymond Durand GIVORS Martial Passi

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